Rapport de la Conférence du 14 mars : « L’égalité femmes-hommes, une solution pour dépasser les crises et les conflits en France comme en Afrique »

Madame Bintu Mulongo, Présidente de l’association AFAS (actions des femmes africaines solidaires pour le développement) a ouvert cette conférence. Elle a ainsi présenté l’association et montrer son engagement pour l’égalité femmes-hommes dans le règlement des conflits. En effet, promouvoir le droit des femmes est l’une des motivations d’AFAS. C’est pour cette raison que Madame Bintu Mulongo a présenté les clubs entrepris par AFAS qui vont dans le sens du droit des femmes, que ce soit le club « Entreprendre au féminin », ou l’inauguration du nouveau club « Echelle ». Ce nouveau club a été lancé en 2014 mais a été inauguré lors de cette conférence. AFAS est dès lors en actions pour l’accès aux droits Humains, l’éducation à la citoyenneté et à la parentalité. Les objectifs de ce club à destination des femmes :

  • Briser le silence autour de l’éducation aux droits des femmes et aux droits  Humains, afin de faire de l’égalité une réalité.
  • Les femmes doivent comprendre leurs rôles dans l’éducation de leurs enfants et connaître leurs responsabilités de parent, épouse, mère et femme. Ce sont des femmes nées libres et elles sont égales à l’homme.
  • Commencer à bénéficier de l’interprétation exacte de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, de ce privilège de connaître les droits humains et surtout de les vivre, puis arriver à les mettre en pratique au quotidien pour le bien de tous.
  • Prévenir la population du danger de la méconnaissance de nos droits humains et surtout des droits des femmes et pourquoi on n’en parle pas assez. N’agissons plus que dans les situations d’actions en réponse à l’urgence, n’attendons pas les conflits et les guerres pour parler des droits humains et les promouvoir en catastrophe.
  • Démocratiser l’accès aux droits humains, c’est un devoir citoyen, et identifier les personnes ressources et les points relais d’accès aux droits dans nos villes, pour nous informer, former et accompagner les personnes, et surtout de se familiariser avec nos droits.
  • Prendre en charge les enfants dès le bas âge et sans se lasser.
  • Pour toutes ces raisons, AFAS, met en place et anime son 2èmeCLUB : « CLUB ECHELLE”, spécialement dédié aux droits citoyens.

De plus, Madame, Bintu Mulongo a rappelé les raisons de la Journée internationale du droit des femmes. Entre 1910 et 1917, ont eu lieu les manifestations des ouvrières à Saint Petersburg, ce qui a amené à la journée du 8 mars. Cela s’est traduit en 1982 en France. Mais quel bilan peut-on faire en 2015 ? AFAS a compris que les femmes restaient encore en dehors  et en retrait en éducation des droits humains. De plus, nous pensons qu’en ignorant nos droits, nous passons à côté de nos belles occasions pour nos légitimes revendications, tel que le droits à la sécurité sociale en Afrique, personne n’en parle, le droit à la sécurité alimentaire, le droit du travail, le droit à l’habitat digne, à la mobilité des personnes, le droit de vivre dans un pays de son choix, le droit à la vie etc… Il Faut connaître nos droits pour mieux les observer ou les transmettre, c’est ce qui nous ouvre à la vie, à la culture, au respect des autres et surtout nous aide à développer notre esprit critique. Nos droits nous placent devant nos choix de vies et notre volonté d’agir. Il faut alors les savoir pour connaître nos responsabilités.

C’est alors à Jean-Paul Vanhoove de prendre la parole, en tant que représentant d’ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’aide aux citoyens). Il a commencé par exprimer son regret de voir que seules des femmes sont venues pour cette conférence. En effet, le problème de l’égalité entre les hommes et les femmes devrait toucher toute la société. Le droit des femmes, ce n’est pas que le 8 mars !  et ce n’est pas que le problème des femmes car nous sommes dans une société des plus forts et ce, au détriment de la vie ensemble.

Les débats ont alors commencé avec notamment une affirmation qui a semblé être d’une réelle importance pour tout le monde : Il ne faut pas faire de distinction entre les droits des hommes et les droits des femmes car ce sont les droits humains. De plus, un élargissement du sujet s’est mis en place autour de l’excision qui semble être un sujet qui tient à cœur. Dans ce débat, deux éléments de réponse au sujet d’origine ont été donnés : l’éducation des plus jeunes à l’égalité, puis l’autonomie économique des femmes.

La coordinatrice d’AFAS, Amélie Ripoche (stagiaire) a pris la parole afin de commencer la restitution de la conférence du 5 mars organisée par le Conseil régional au Centre Hubertine Auclert sur l’égalité femmes-hommes, une solution pour dépasser les crises. L’objectif est alors de savoir si ce qui est préconisé pour la France peut aussi se mettre en place en Afrique.

En 2012, 41 % des femmes de 25 à 61 ans étaient inactives dans les zones défavorisées, dans les quartiers sensibles, contre 25 % dans le reste de la France. Pourtant dans ces quartiers, la femme a une place particulière. Avant, l’égalité entre les femmes et les hommes étaient un gadget. Maintenant, on a dépassé cela, ils considèrent, et nous considérons qu’il s’agit d’une solution pour dépasser les crises.

Cependant, il faut mettre fin à la misogynie. Et il faut l’apprendre dès le plus jeune âge. Il faut atteindre le plein-emploi pour les femmes afin de ne pas les enfermer dans leur rôle d’épouse ou de mère. Surtout que les femmes sont les plus touchées par la crise économique.

  • L’éducation des plus jeunes à l’égalité femmes-hommes : un outil nécessaire pour l’apprentissage à la citoyenneté et à l’esprit critique.

En France, les filles et garçons ont encore une éducation sexuée.

La question que l’on peut alors  se poser : Pourquoi l’égalité devrait être au cœur des missions ? Car il est clair qu’elle participe à l’émancipation, à l’esprit critique.

Isabelle CLAIR (Sociologue, chargée de recherche CNRS, au sein de l’équipe Genre, Travail, Mobilités) :

Elle a mené des enquêtes sur l’entrée amoureuse des jeunes entre 15 et 25 ans (entre 2002 et 2005 en milieu urbain, en banlieue, et entre 2006 et 2008 en zone rurale). Cela montre un intérêt scientifique d’utiliser les genres en tant que rapports de sexes, puisqu’il n’y a pas de monographie (pas une seule population). Elle fera ensuite des enquêtes dans les classes moyennes supérieures de Paris et en Province.

Articulation dans le genre pour lutter contre 2 maux :

– Lutte contre l’endrocentrisme : c’est-à-dire que tout est toujours au masculin. Par exemple, le terme « les jeunes » dans la Cité veut seulement dire les garçons.

– Lutte contre le culturalisme car cela masque les rapports sociaux dans lesquels les gens sont pris : Il y a un rapport hiérarchique entre hommes et femmes. C’est finalement une façon de dire que leur culture est rétrograde (appartenance raciale, racisée), en oubliant les rapports sociaux, en effet les jeunes sont sexualisés. En fait, l’égalité entre les sexes est repris pour justifier d’autres inégalités, soit disant le retard de d’autres groupes sociaux.

Dans les cités et milieux ruraux : quelle est la représentation fille/garçon ?

Elle a remarqué une forte continuité dans les deux lieux même s’il y a quelques différences selon les milieux sociaux. Ce sont des terrains d’étude où vivent des classes populaires. La continuité est finalement très symptomatique.

Dans les cités, Isabelle Clair a été forcément associée à Ni pute Ni soumise puisqu’elle est blanche et qu’il s’agit de la période de sa création avec l’explosion des « tournantes » dans les médias.

En milieu rural par contre, elle a été associée à la bourgeoisie, à une intellectuelle, ce qui a rendu possible les discussions autour des violences conjugales.

Parfois, il y a eu intervention des traditions dans les cités avec la représentation du grand frère. En fait, il s’agit de rapports sociaux très contemporains, des années 90. Ils réinventent le rôle du grand frère pour justifier le pouvoir sur les filles. Pour se marier, il ne faut plus aller voir le père mais le grand frère.

Il y a moins d’interdit dans la campagne que dans la cité, pourtant elle a vu la même culpabilité car il s’agit du même milieu hiérarchique. Elle a donc estimé qu’une étude des insultes était d’une grande importance :

En Cité, le garçon est soit : « canard, lover, bouffon, racaille ». Il s’agit d’un type de hiérarchisation entre dominant (virilité) et dominé (« pédé » c’est-à-dire qu’il ne se conforme pas aux normes de virilité).

Dans les 2 terrains, les filles sont soit des filles biens soit des « putes ». Les filles ne sont pas déterminées en fonction de leur féminité mais de leur pratique sexuelle ou des rumeurs sur leur pratique sexuelle.

Finalement, les garçons doivent être à la hauteur sinon ils sont stigmatisés alors que les filles sont a priori toutes des « salopes » donc elles doivent se distinguer et faire preuve de moralité.

NICOLE FERNANDEZ FERRER (Déléguée Générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir) :

Présentation des ateliers « genrimages », notamment audiovisuel. L’objectif est de déconstruire des stéréotypes. Elle a présenté des clips, il y a notamment une pub qui a retenu mon attention :

  • « Aspirateur Rawenta : la puissance peut s’exprimer en silence. »

Les héros des films sont toujours masculins. Il y a quelques figures de femmes positives en temps de guerres comme les femmes aviatrices et cela commence à venir dans les films contemporains comme le film « Les Combattants ».

Par exemple, dans le milieu carcéral, les garçons mineurs sont à part, alors que les filles sont mélangées aux femmes. Les filles sont donc considérées comme moins dangereuses.

L’objectif est de donner une certaine distance dans les films mais aussi de donner des armes aux jeunes, puisqu’il y a les pubs mais aussi les jeux vidéo.

Madame Bintu a alors pris la parole pour donner sa position.  Elle a notamment parlé de la période de présidence de Nicolas Sarkozy qui a mis en place une politique dite de “l’immigration choisie “. Ce qui a amené à  dix années d’attente pour les personnes en demande de l’immigration en France sans pouvoir être régularisé car ces personnes étaient finalement prises en otage car ils étaient non expulsables et non régularisables. Cette situation se solde aujourd’hui avec plus de 19 % de lycéens sans-papiers en France. On observe par exemple dans une même famille de 4 enfants, où 2 enfants sont Français et les 2 autres non. Il faut agir pour prévenir. « On est en train de guérir de cette discrimination positive ». Elle a alors pris l’exemple d’une intellectuelle étrangère qui s’est retrouvée à faire des petits boulots.

AFAS met en place le concept de rêve d’entreprise pour booster les femmes à avoir une autonomie financière par la création des activités génératrices des revenues ou la création d’entreprise par la formation et l’accompagnement individuel ou collectif. En 2012, en partenariat avec le GRDR, elle a co-animé le club, « Entreprendre au féminin », à la Cité des Sciences et des métiers, à la Porte de Villette à Paris, chaque 4ème samedi du mois.

  • AFAS veut  s’impliquer avec ses partenaires d’Afrique, dans la promotion du projet de mise en place des Eco-villages (signature du protocole en janvier 2015) avec SYNERGIE AFRICA VOICE-EMF de Belgique, pour participer à la campagne sur la transition énergétique dans la reconstruction des pays victimes des conflits armées tel que la RDC, afin de promouvoir la paix, par l’éducation aux droits humains.

Madame Bintu a repris une phrase entendue sur la chaîne de télévision TF1 : « la France ne va pas accueillir toute la misère du Monde », mais immigration ne veut pas dire FORCEMENT dire la misère ? Demandez à  l’entreprise AREVA  si aller en RDC et à M. Bolloré, si aller en Afrique  correspond à la misère ? Voici l’affirmation de sa vision des choses : «Il faut vivre  aujourd’hui en accord avec son temps, en devenant maître de son destin et choisir de vivre par plaisir » conseil d’une de ses amies, pour elle, il faut toujours avoir le choix de vivre comme on le veut et où l’on veut.

Amélie Ripoche a alors repris la parole pour continuer la restitution de la Conférence du 5 mars, en mettant en avant le deuxième point abordé, l’autonomie économique des femmes.

  • L’objectif d’une autonomie économique : Le poids des femmes dans la paix et le développement

 Quand on pense à l’autonomie économique des femmes, on pense à l’accès à l’emploi. Il s’agit d’une solution selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en 2012 car cela augmenterait le PIB (produit intérieur brut) de 0.4 points par an.

SEVERINE LEMIERE (économiste, IUT Paris Descartes, Co-auteure d’un rapport sur l’accès à l’emploi des femmes (2013) et présidente de l’association « FIT une femme un toit ») :

L’autonomie économique via l’accès à l’emploi : Le sujet est évincé car l’on ne parle que d’égalité salariale et dans le travail, mais on ne parle pas de l’avant.

Pourquoi ne parler que des femmes dans une société en crise ? En effet, les hommes sont d’abord touchés car ils travaillent dans les premiers secteurs qui ont été frappés par la crise, mais il y a des effets de précarité pour les femmes dans le secteur des services.

Le taux de chômage est légèrement plus faible pour les femmes mais ce n’est qu’une apparence, le taux d’emploi des femmes est largement moindre : 1/3 des femmes sont à temps partiels. Les femmes sont plus souvent inactives que chômeuses donc elles ne sont pas comptées dans les politiques publiques. Donc, on est très loin de l’autonomie économique des femmes. Même à diplôme comparable, une femme a plus de chance d’être au chômage. Pour les femmes, il faudrait mieux parler de non-emploi que de chômage, ça ne serait par les mêmes chiffres.

Il faut donc sortir de l’apparente égalité pour voir si les politiques publiques (normalement neutres) ne cachent pas des inégalités entre femmes et hommes.

En ce qui concerne les contrats pour les femmes, l’insertion professionnelle à long terme est de moins bonne qualité car le secteur non-marchand est sous-évalué financièrement.

Elle a mis en avant des solutions en termes d’autonomie : Contrat d’insertion des femmes à temps plein avec travail, formation et accompagnement dans l’emploi.

On peut aussi se poser la question de la politique familiale (change pour les femmes mais pas pour les hommes). Par exemple, une mère sur deux réduit ou cesse son activité à l’arrivée d’un enfant malgré notre politique familiale enviée par nos voisins européens (crèche, classe préélémentaire).

Derrière, il y a la question de l’arbitrage dans le couple : Ce qui est problématique, c’est que ce ne sont pas des questions privées mais bien collectives (de politiques publiques), et la réponse concerne toujours l’autonomie de Madame. Il faut donc passer à la bi-activité dans le couple. « Nombreux sont les dispositifs publics qui semblent neutres mais qui génèrent des inégalités ».

Il faut donc revaloriser les emplois à prédominance féminine !

SANDRA GIDON (directrice de l’Association D’Accompagnement Global contre l’Exclusion [ADAGE]) :

Accompagnement des femmes dans l’emploi avec une approche globale.

Il y a beaucoup de réseaux, surtout à Paris, mais ici l’objectif correspond à une réponse par l’action collective (parentalité souvent femmes de 16 à 20 ans, orientation mais souvent apprendre à faire des choix, il s’agit alors du socle fondamental des valeurs), ou individuelle avec pour point commun, la précarité, puisque la pauvreté fait perdre des repères.

Monsieur Jean-Paul Vanhoove a pris la parole afin de faire valoir son point de vue sur l’autonomie économique des femmes comme étant un outil pour avancer vers la paix et le développement. Selon lui, la société a avancé avec la loi sur le Mariage pour Tous. Maintenant, il faut que les femmes accèdent à la politique.

Il faut que les hommes soient responsables et qu’ils prennent aussi en charge les enfants, ce qui serait une grande avancée pour les femmes. Cela fait partie de la culture d’ATTAC mais ce n’est pas suffisamment pris en compte en ce qui concerne la citoyenneté locale.

La société africaine, en particulier les femmes africaines, peut ainsi faire progresser positivement la société dite Européenne vers plus d’humanité au quotidien.

Amélie Ripoche a repris la restitution de la conférence du 5 mars sur son dernier point. Il concerne la participation des femmes à la politique de la ville.

  • La participation des femmes aux projets communs de leur ville : un outil pour lutter contre les discriminations.

Les projets communs correspondent en fait à la politique de la ville, qui désigne toutes les manœuvres pour le développement des zones urbaines, et les femmes sont rarement concertées alors qu’il faut renforcer la cohésion sociale.

DOMINIQUE POGGI : sociologue et membre du cabinet Maturescence (laboratoire d’idées qui rassemble des porteurs de projets novateurs en réponse aux questions d’actualité sociale.)

Selon elle, la créativité des gens constitue un apport considérable. Pour que la participation des habitantes serve, il faut donc supprimer certains stéréotypes.

En 2000, dans le Val d’Oise, les représentants remarquent que la paupérisation (= l’appauvrissement) touche particulièrement les femmes.

Son Ambition :

  • Mobiliser les femmes
  • Retenir l’attention des élus
  • Mettre en avant la créativité

Pour cela, 3 thèmes ont été mis en avant :

  • Accès à l’emploi
  • Accès au logement
  • Lutter contre les discriminations et la violence

Méthode action participative : équipe de 20 femmes en faisant de l’information :

  • Faire de la formation (interview sociologique, de l’écoute).
  • Travail en binôme : se mettre à l’écoute des habitants.
  • Principe de validation = valider le compte rendu.
  • Analyser la maîtrise pour le restituer à une tribune de 190 personnes.

Tout cela a été mis en place avec un accompagnement méthodologique mais la restitution s’est faite à 8 femmes, et c’est elles qui ont tout fait.

Les femmes ont rajouté 2 thèmes : la violence dans l’espace public et l’aménagement urbain. Ce sont des thèmes précurseurs puisqu’ils ont été repris en 2014 par la ministre Najat Vallaud Belkacem.

Une autre analyse a été faite avec un groupe de femmes victimes de violences conjugales, il s’agit d’une parole collective citoyenne. Et là, elles ont utilisé le même processus : La défatalisation pour arriver à une démarche citoyenne.

Ces analyses font évoluer les stéréotypes et les politiques publiques.

Marches exploratoires pour l’égalité entre les hommes et les femmes :

  • Aménagements urbains
  • Rapports sociaux entre hommes et femmes

Donc l’objectif de réappropriation de l’espace public par les femmes semble fonctionner.

ZOUINA MEDDOUR (chargée de mission lutte contre les discriminations et démocratie locale politique de la ville au Blanc-Mesnil) :

Constats sur dégradation environnement, désert, médical, pauvreté… Les femmes ont fait des démarches pendant plus de 2 ans afin de développer des idées autour des axes de discrimination à destination de la politique de la ville mais pas seulement car cela concerne tout le monde.

Les questions de discriminations sont des questions systémiques de nos institutions !

L’objectif est de transformer nos pratiques, de conscientiser !

Ces femmes ont participé à un atelier une fois par mois pendant un an. Ensuite, la deuxième étape a été de créer un rapport, qui est par la suite, devenu un livre : Les femmes des quartiers populaires en résistance contre les discriminations, édition Le Temps des Cerises, (avec l’aide d’une journaliste). Ce livre a été créé avec l’aide de 30 femmes allant de 25 à 80 ans.

La politique de la ville correspond à 0.12 % du budget de l’Etat, il faut donc le voir comme un projet commun.

On a fait un tour de table pour que tout le monde se présente et exprime son intérêt sur le sujet traité. On a enfin fait sortir un problème sérieux de communication concernant la concertation de la population active pour une meilleure démocratie participative dans nos villes. Il est donc urgent pour AFAS d’arriver à signer des conventions de partenariat publique-privé pour donner plus de valeur à l’action des associations citoyennes qui complètent et agissent en point relais d’informations pour l’accès aux droits, l’éducation à la citoyenneté et à la parentalité.

Amélie Ripoche a alors conclu :

Il ne faut pas attendre que cela vienne des autres, c’est un combat de chacun au quotidien, quel que soit le lieu où l’on se trouve. Il faut donc prendre conscience de l’importance de jouer son rôle dans la société.  C’est notre responsabilité.

ARTICLE 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens : « La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».

AFAS et ATTAC vous remercient d’être venus et de l’intérêt que vous avez porté à ce sujet.

A bientôt.

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