Rapport du Club Echelle du 12 mars 2016

Ce club échelle a été l’occasion de célébrer la journée de la femme 2016.

Après le mot d’introduction de la présidente, Bintu Mulongo, qui nous présente Micheline, conseillère en image personnelle et professionnelle qui assurera des formations à destination des porteuses de projets.

De nombreux porteurs de projet se sont joints à nous en cette journée de fête.

La présidente réaffirme 3 axes :

  • Consolidation du réseau
  • Bilans des accompagnements « femmes actives – femmes debout »
  • Accompagnement pour 2017 ; prix « femmes d’impact femme d’influence ».

Nous cheminons vers la transformation du réseau en plateforme de compétences et de mutualisation ; et donc du passage d’entrepreneurs à investisseurs.

C’est donc l’image même du réseau africain en France portée en France avec les français, d’égal à égal que nous promouvons.

C’est ainsi que le Congrès de l’Entrepreneuriat, organisé tous les 3 ans, se veut un événement tout à la fois festif mais aussi l’occasion de poser un bilan, et de nous projeter ensuite vers de nouvelles méthodologies en vue d’aller toujours vers plus de progrès et d’efficacité, avec à la clé la remise des prix aux meilleurs projets.

Cette année encore à l’occasion du Bal de la diversité culturelle en juin, nous retrouverons les jeunes  artistes et stylistes qui mettront leurs talents et travail en valeur.

Nous devrons travailler sur « comment se positionne-t-on dans le réseau AFAS », notamment via la « Woman Business Class », et comment l’intégrer.

LES PORTEURS DE PROJETS :

Nasrine, iranienne d’origine, a rejoint AFAS en 2013. Son goût pour les autres cultures s’est ainsi affirmé dans la découverte des cultures africaines. Elle a développé une activité d’architecte d’intérieur et a monté son propre cabinet. Même si les conditions économiques ne sont pas des plus favorables, elle a pu signer des contrats et tout dernièrement, elle commence une action en vue de former une stagiaire dans le cadre d’un contrat avec les institutions. C’est donc une nouvelle perspective pour elle.

Norbert, avec AFAS depuis l’an dernier, a longtemps été chef d’entreprise en France. Longtemps, il a travaillé à tenter de fédérer les entrepreneurs d’origine africaine sans y parvenir. Aujourd’hui, il est conseiller en communication et veut mettre ses compétences à la disposition du réseau.

Assanatou, jeune journaliste, a travaillé et travaille encore dans divers médias comme le journal Amina, et a créé un site dédié aux femmes africaines pendant ses études. Elle souhaite aujourd’hui développer ce projet et promouvoir l’image et la femme africaine qui ose.

Marie-Noëlle a travaillé avec Bintu et l’AFAS dans le cadre de projets soutenus par la fondation POWEO – Direct Energie. Elle se concentre sur les questions d’accès à l’énergie en Afrique aujourd’hui, dans le cadre de l’ONG GERES basée à Marseille. Ce sont principalement des actions de formations et d’accès aux énergies renouvelables qui sont organisées en Indochine et en Asie centrale. En Afrique, l’ONG est surtout présente au Maroc (hammams et entreprises) et en Afrique de l’Ouest, au Mali, au Bénin et au Sénégal où les interventions ciblent la mise à disposition d’électricité pour les petites entreprises, avec un travail en collaboration avec les professionnels par exemple pour les panneaux solaires.

Bintu présente le projet « éco-village », projet qui a vocation à être transposé et largement repris au sein du réseau. Ce travail est mené par notre partenaire de la Belgique : AFRICA SYNERGIE VOICE en collaboration étroite avec la fondation “ Karibu Kwetu”  créée en Décembre 2015 sous l’égide de la Fondation Nationale de l’enfance de France. Notre fondation est actuellement à l’essai pour 3 ans, à l’issue de ce délai, une évaluation permettra d’envisager ou non la collaboration. Le projet réintègre l’expérience acquise avec l’action « briquettes de combustible ». Participatif, notre travail a l’ambition de répondre à la parole des habitants : « Nous avons le feu mais on n’a plus de toit. » Elle évoque également l’activité de pêche au lac Tanganyika ou de fabrication du pain.

Micheline présente son activité de conseil en image personnelle et professionnelle. Elle aide ses consultant(e)s à prendre conscience et à utiliser les attitudes non verbales. Elle travaille principalement la confiance en soi au plan personnel et le savoir vivre en affaires. Elle insiste sur la relation respect de soi / respect des autres, sur le concept d’engagement et de détermination.

Elle est disponible pour dispenser des formations pour le leadership charismatique.

Émilie est styliste. Elle travaille à imposer les robes de mariées africaines dans les salons de mariage. Aujourd’hui on voit les résultats. La ville de Beauvais récemment souhaite accueillir un salon du mariage avec des mariées africaines. L’élection de Miss AFAS a  permis de donner de la visibilité.

Dans le secteur artisanal et artistique, Joëlle présente AFRIKANITY, site de  vente  en ligne et de présentation des savoir-faire et réalisations artisanales, textile, bois etc… Inspirés par le mélange des cultures africaines et du design. Elle veut promouvoir la richesse de la culture africaine et faire reconnaître les talents des artisans.

Bintu Mulongo évoque 3 porteuses de projets qui n’ont pu être présentes :

  • Claire qui a monté un atelier jeunes avec la ville d’Herblay,
  • Christine qui a une activité au Togo (machines à coudre),
  • Rebecca qui travaille désormais en CDI et qui a un projet d’ouvrir un salon de coiffure et la maison de la deuxième chance pour les adolescents et surtout les filles-mères.

Les projets pour 2017 :

Marceline projette de produire, sur une parcelle de 1000 hectares qui est mise à disposition par la commune, des produits bio : feuilles de manioc et piment. Ces produits ont déjà un débouché vers la Chine et le Brésil. A l’heure actuelle, elle a une activité de stylisme et produit des modèles exclusifs sous la marque « MARJONA ». Elle nous indique que le développement de l’éco-village permettra un essor économique local. C’est un projet participatif avec les villageois. Les documents officiels signés par les chefs de village  sont prêts, il ne manque que les autorisations d’Etat.

Le projet est élaboré sur les mêmes bases et méthodes que la salle de sport à UVIRA et l’agriculture de Mme Bintu Mulongo  pour la réhabilitation des pygmées au KIVU.

Olivier et Bintu travaillent pour mettre en place un  éco-village de l’espoir pour les enfants à Kinshasa. L’idée est de donner du pouvoir aux femmes. En effet, ramener les enfants des rues dans les familles plutôt que dans des centres permet de mieux socialiser les enfants. Il faut juste cibler la famille en aidant les mères via un micro crédit qui permettra d’autonomiser économiquement la mère. Il faut changer les habitudes et les attitudes pour entrer dans une logique d’autonomie.

Huguette a commencé son action alors qu’elle cherchait une motivation pour perdre du poids. Elle a lancé un défi sur Facebook et s’est retrouvée avec 2000 followers. Elle est donc partie sur un soutien informel, affectif un peu dans toutes les directions. Pour organiser cette dynamique, elles ont lancé une association, les Let’s Go Girls, qui apporte une aide aux femmes dans de nombreux aspects de la vie quotidienne : emploi, logement, affectif, soutien dans les épreuves de la vie et même perte de poids. Est ensuite venue l’envie de réaliser quelque chose en Afrique. Le projet de faire quelque chose pour les femmes au Congo a recueilli le plus de voix. Mais l’idée c’est « action / réaction ». Ici, il s’agit donc d’aider les mères adolescentes. Le projet cible les mères d’adolescents et les mères adolescentes. C’est donc un projet qui met l’accent sur la résolution des conflits  intergénérationnels et la lutte contre l’illettrisme. Le but est de remettre les jeunes mères en capacité de reprendre des études et de bien leur faire intégrer l’idée que sans étude, c’est difficile.

Gertrude a monté l’association ASEDOS en faveur des personnes malades du SIDA au départ. En effet, le sida était entouré d’un énorme tabou et les malades le cachaient même à leur propre famille. Rappelons qu’aujourd’hui en France il y a chaque année 7.000 nouvelles contaminations et 50.000 personnes vivent avec le Sida. L’action de l’association s’est peu à peu élargie vers une prise en charge globale des personnes malades et actuellement, c’est une prise en charge globale et pour des malades qui n’ont pas forcément le Sida mais qui souffrent par exemple de maladies orphelines. D’où la nécessité de diversifier les savoirs par des nouveaux partenariats, puisque par exemple les aspects « précarité » font partie de l’accompagnement. Gertrude nous informe que le recours aux médecines naturelles peut parfois s’avérer plus performant que la médecine occidentale traditionnelle avec la prise de nombreux médicaments et cite l’exemple de son fils qui a pu se soigner ainsi alors qu’il est atteint d’une maladie orpheline. Elle nous informe que le 26 avril sera la journée de promotion de la production de produits naturels.

Dominique est avocat. Il veut nous sensibiliser sur la nécessité d’intégrer la dimension juridique dans nos projets. Nous devons nous assurer de la sécurité juridique de nos projets. Il insiste bien sur le fait que la phase contentieuse est la dernière partie du travail d’un avocat. Il souhaite créer un espace où l’avocat est disponible. Il faut agir comme un groupe d’influence et faire fonctionner l’intelligence collective. Il faut toujours consulter un avocat avant d’avoir des problèmes. Il faut intégrer une vision préventive de l’avocat et de l’intervention de l’avocat dans tous les domaines de la vie, ainsi que l’importance d’une veille juridique dans l’accomplissement des projets.

Raphael KIBASSA représente la chambre de commerce des pays du bassin du fleuve Congo. Il souhaite valoriser l’origine Afrique, valoriser les produits africains à l’exportation. Pour aider les entrepreneurs, un partenariat est mis en place entre les 10 pays du bassin du fleuve Congo et les associations comme par exemple  la ligue des femmes de l’Europe et  l’AFAS.

Emmanuel assure des actions de formation en boulangerie et pâtisserie. Il a notamment réalisé des formations en Belgique à destination de jeunes délinquants, ce qui leur a permis de se réinsérer socialement. Il se sert de l’exemplarité pour amener d’autres jeunes sur la bonne voie. Il assure également des formations au sein du réseau AFAS pour la création d’activité de boulangerie pâtisserie. Ces projets se situent au Burkina Faso, au Congo et dans d’autres pays.

Odile présente le projet de boulangerie du Lac Tanganyika à UVIRA en RDC, qui se placera dans la dynamique de la salle de sport avec ses galeries de petits commerces pour les femmes. Ce projet de boulangerie est parti d’un constat de carence de l’offre au plan local entraînant la nécessité de se fournir du pain au Burundi, Pays voisin, en dépit des inconvénients en termes économiques, administratifs ou sanitaires. L’existence d’un vague projet fondé sur une envie personnelle a ainsi pu prendre plus de consistance. Le terrain est disponible sur place, la formation sera assurée par Emmanuel, les autorisations sont en cours de négociation. Un partenariat pouvant amener à une labellisation de qualité est également en cours. Reste à construire ces espaces pour la vente du pain.

A l’issue de la présentation des projets, les participants se retrouvent pour une collation amicale mise en musique par Shoming, artiste indépendant, qui a créé sa propre société de production et peut ainsi aider les jeunes artistes à s’autoproduire.

Gertrude tient à faire comprendre aux femmes que nous devons privilégier la consommation à l’intérieur de notre groupe. Il faut donner du pouvoir d’achat aux femmes. Elle insiste pour que le principe d’une participation financière soit établi.

La collecte rapporte 36 €.

Notre club échelle a réuni 32 participants.

Nous terminons notre célébration de la journée des femmes en entonnant la fameuse chanson popularisée par Miriam Makeba « Malaika ».

Nos remerciements à tous et à toutes pour  votre participation actives et mobilisons nos proches et amis pour le prochain Club pour l’emploi.

Site : www.afas2013.org

2 commentaires sur “Rapport du Club Echelle du 12 mars 2016

  1. Merciii AFAS pour ce rapport qui est si justement retransmis.

    A très vite Le 11 avr. 2016 12:28, AFAS – Actions des femmes africaines solidaires pour

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  2. //LET’S GO association remercie AFAS pour l’organisation, l’opportunité d’avoir pu présenter notre association ainsi que notre projet.
    Merciii aussi pour votre accompagnement et ce rapport si juste. A très bientôt pour la suite

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